Les cartons d'invitations pour la rencontre traditionnelle avec les donateurs et amis de la Fondation partiront début septembre.
La prochaine réunion annuelle de la Fondation aura lieu le mardi 14 octobre 2008, à
12h00, à l'Institut de France.
Cette année, chercheurs et experts scietifiques participant au symposium seront égalemnt présents puisqu'elle marquera la clôture du Colloque International sur l'étiologie des
scolioses idiopathiques : un défi pour 2008.
Nous vous espérons nombreux.
C'est celui de Marie-Claire...
"J’ai passé 21 mois ½ à
l’Institut Calot de Berck, de 1965 à 1967 alors que j’habitais Toulouse. Impossible d’oublier ces moments.
Le docteur Cotrel a œuvré de façon à ce que mon corps torturé se redresse. Les traitements étaient douloureux, il le savait bien et était malheureux pour nous. Il
luttait pour que nous ne mourrions pas étouffées, alors que nous les filles ne pensions qu’au coté esthétique. Ce qui nous faisait tenir le coup, loin des parents et des amies, c’étaient ces
nouvelles amitiés que nous étions entrain de créer.
A cette période nous ne faisions pas beaucoup de photos mais la petite centaine que j’ai soigneusement collée sur un cahier, m’a accompagnée toute ma vie. L’amitié, la camaraderie ont eu raison des moments de « blues » et c’était avec tendresse que revenue chez moi, je regardais souvent ces visages, imaginant des vies…jusqu’au jour où, en 99, un courrier dans la boite aux lettres, avec une écriture que je reconnaissais 30 ans après, m’annonce que les enfants d’une Ancienne avaient organisé « des retrouvailles » de calotines pour ses 50 ans. J’ai trouvé cette idée merveilleuse. J’ai vite téléphoné à cette Ancienne, avec qui j’avais été très amie et à tous les contacts que l’on me communiquait. J’étais déjà partante pour la 2ème rencontre qui se faisait en Bretagne. Ce fut pour moi un choc émotionnel important, plus de 30 ans nous séparaient et c’était comme si nous nous étions quittées la veille.
J’étais toujours restée en contact avec une, avec deux autres il y avait eu une période de silence puis nous avions recommencé à écrire, téléphoner, mais là , tout ces souvenirs, tout d’un coup, c’était très fort.
Nous étions près d’une vingtaine avec les conjoints. Pour nous, toutes ces retrouvailles sont chargées d’une émotion extraordinaire. Les cahiers de photos circulent de mains en mains, les « tu te souviens de untel et de unetelle et de ci et de ça ? » vont bon train. Des rires, des larmes, que du bonheur ! On comprend que le passé nous rattrape et qu’il nous manquait !
Nous avions besoin de parler de notre vécu, avec celles qui l’avaient vécu en même temps que nous. Nous avons compris que nous vivions les mêmes choses, subissions les mêmes douleurs. Certaines assumaient leur corps, d’autres non. Celles là avaient toujours un pull sur les épaules, se tenaient contre les murs, jamais au milieu d’une salle…Nous avons constaté que certaines avaient refoulé le passé et que la rencontre leur faisait du bien. Le docteur Cotrel ayant une résidence en Bretagne nous l’avons convié à un repas avec son épouse et là, nouvelle surprise, il n’avait pas changé, le même sourire, la même gentillesse, pas 1 kg de plus, une épouse que nous découvrions, discrète et présente à la fois. Après le repas, il nous a parlé de son chemin à la suite de ses problèmes cardiaques, de sa façon positive de réagir face à la dépression, ce qui l’a amené à faire évoluer considérablement le traitement des scolioses.
Lors de cette rencontre nous avons décidé de nous retrouver tous les ans chez quelqu’un de différent et en 2005 nous avons fais un retour sur Berck, visité Calot dont l’intérieur ne ressemble plus à celui que nous avons connu. En 2008 nous fêterons les 60 ans d’un certain nombre et nous serons dans l’Ariège, chez moi pendant 3 ou 4 jours. Certaines ne seront pas là pour raisons de santé, elle y seront l’an prochain, l’an dernier d’autres manquaient qui seront là en 2008, ainsi va la vie….ce qui est sur, c’est que nous ne pouvons plus nous passer de ces rencontres et que toute l’année le téléphone marche bien, les messageries aussi !
Ensemble nous sommes plus fortes et celles qui avaient un pull sur les épaules ne le mettent plus."
"Il y a environ 7 ou 8 ans, Ginette Suret une ancienne patiente de l’Institut Calot que j'avais rencontrée lors de la présentation de son récit "La Chrysalide" à l'assemblée générale des ABC (les Anciens de Berck Calot), m'a parlé de la «Fondation pour la recherche en pathologie rachidienne » créée par le docteur Yves Cotrel.
Cette nouvelle redonnait espoir à tous les malades atteints de pathologies rachidiennes et en particulier aux scoliotiques.
Les années de mon adolescence ont été difficiles : Comment supporter une telle déformation à l'âge où l'on s'ouvre à la vie ? Comment accepter ce qui semble alors si injuste ?
Je partis pour 9 mois de séjour à l’Institut Calot.
9 mois pour une re-naissance.
Me souvenant de cette époque, j'ai aussitôt accepté d’apporter mon soutien à la Fondation. Je me suis rendue à la journée annuelle, à l'Institut de France, très curieuse de ce que je pourrais bien y apprendre et j'y retourne chaque année depuis.
J’ai eu la joie de découvrir que grâce aux travaux de recherches actuellement soutenus, dans quelques années, peut-être sera-t-il possible de prévenir l'apparition de la scoliose idiopathique pour mieux la soigner.
Des équipes médicales réparties à travers le monde s'y appliquent.
Beaucoup d'espoir !
Chaque année, j'attends avec impatience les résultats des dernières conclusions et j'apprécie
particulièrement les liens d'amitié qui se créent entre les participants.
Merci au Docteur Cotrel et à toute sa sympathique équipe
"
de gauche à droite : Marguerite R, Claudine S, Rita B, Marie-Claire P, Sylvie D, Madame Cotrel, Claudie B, Léone S et le docteur Cotrel.
copyright : Didier Plowy
"Il y a des rencontres dans la vie qui sont extraordinaires, des êtres qu’on croise sur notre chemin, qui laissent derrière eux une trace indélébile et qui parviennent ne serait-ce que de leur seule présence à nous redonner espoir.
C'est d’une de ces rencontres dont je désire vous faire part.
A l'âge de 18 ans, j’ai dû subir une chirurgie à la suite d'un diagnostic pour une scoliose idiopathique. Ce fut pour moi une période très angoissante, suivie d’une longue et difficile convalescence. J'ai appris à faire bien des sacrifices personnels mais également professionnels.
Aujourd’hui, je peux dire que cette épreuve m'a fait grandir, qu’elle m'a permis d'évoluer en tant que jeune femme… mais j’étais alors en pleine adolescence…
En juin 2006, j’étais invitée pour témoigner lors d’une conférence organisée à l'hôpital Sainte Justine de Montréal(Canada). Le professeur Alain Moreau présentait le lancement d’un test diagnostique qui portait principalement sur le dépistage précoce des scolioses.
C'est à cette occasion que j'ai rencontré le docteur Yves Cotrel. J'étais honorée de rencontrer cet éminent spécialiste. Il m'a tout de suite touchée par son sourire sincère et sa gentillesse. Tandis que je lui racontais mon histoire, je sentais sa grande écoute, son intérêt pour ce que je lui confiais.
J'ai passé un moment exceptionnel avec lui et je n'oublierai jamais cette journée.
Pour moi, le docteur Cotrel est un grand Homme. Il est de ceux qui traitent les patient(e)s respect et qui fait preuve d'une grande et vraie chaleur humaine.
Depuis cette fameuse rencontre, il occupe une grande place dans mon coeur. Je sais que quelque part, de l'autre côté de l'Atlantique, il y a cet homme qui travaille jour après jour afin d'élucider ce grand mystère qu'est la scoliose idiopathique.
Bon courage à tous et longue vie à ce blog
Magali Tremblay"
Merci à Fleur de nous avoir signalé ces ateliers, qui se dérouleront de 10 h à 12 h les samedis 31 mai, 12 juillet,
20 septembre, 11 octobre, 15 novembre, 6 décembre de cette année au mans.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
20 Février 1973. Dans l’ambulance, qui m’emmène de Chartres à Berck, je me demande comment est ce médecin qui m’attend... Le Docteur Cotrel, car il s’agit de lui, me reçoit dans son bureau. Après un bilan, il prend la décision de m’accueillir dans son service des « Ames vaillantes » à l’Institut Calot à Berck.
Scoliose ? Tige Harrington ? Rééducation ? Ces mots se bousculent dans ma tête.
J’ai 12 ans et en quelques minutes, je quitte mes parents, change de vie sans rien savoir de la durée ou des conditions…
J’ai été hospitalisée pendant un an. Ma « nouvelle » vie a été remplie de moments difficiles mais de bons aussi. Chaque semaine, mes camarades et moi étions inquiètes, intimidées : nous devions « lui » montrer notre dos ! Il était gentil, à l’écoute, se montrait fier des résultats... C’était notre deuxième « papa »….
« Docteur Cotrel ». J’ai tapé ces deux mots sur internet le 20 février 2007, date anniversaire de mon départ vers Berck. Un simple message laissé au Secrétariat, et voilà que je décide de reconstituer le puzzle de mon histoire.
Un soir de mars 2007, le téléphone sonne et j’entends « bonsoir Sylvie, c’est le docteur Cotrel à l’appareil !». J’ai 47 ans et sa voix réveille mille et un souvenirs, l’émotion me noue la gorge. Quel moment intense ! Quel bonheur ! Tout se bouscule en moi et 30 minutes passent bien trop vite.
Avril 2007, le Docteur Cotrel et sa gentille épouse nous reçoivent, ma fille Anne Laure et moi, chez lui. Mes larmes de joie ne gâchent pas mon bonheur. Quel moment magnifique !
A toutes celles qui ont vécu avec moi à Berck en 1973 et qui n’ont pas encore eu la chance de rencontrer monsieur Cotrel, sachez qu’il est toujours le même : ses paroles, son soutien, ses souvenirs, on a envie de rester près de lui, de l’écouter.
A toutes celles et ceux qui ont des problèmes de dos, j’espère que vous trouverez, un jour parmi les chercheurs et médecins, quelqu’un d’aussi extraordinaire que le docteur Cotrel, tant sur le plan médical qu’humain
A toutes celles et ceux qui n’ont pas de problèmes de dos, aidez ceux qui devront, peut-être, un jour vous soigner ou soigner un de vos proches !!
Sylvie Gaudian
Nous recevons fréquemment des appels d’anciens patients du docteur Cotrel, et souvent la conversation débute par « mais avant tout, est-ce qu’il va bien ? ».
La réponse est OUI. Le Docteur Cotrel fête aujourd’hui ses 83 ans et son énergie mise au service de la Fondation ne fléchit pas.
Je suis sûre que vous vous joignez à moi pour lui souhaiter un très bel anniversaire.